• Un Mardi de Coccinelles...

    Lundi de Coccinelle...

    Coucou, avec des petites copines, et des légendes, je viens vous souhaiter un bon début de semaine...

     

    bon mardi et bonne visite...

     

    bisous bisous les z'amis...

     

     

    Le roi René et la Coccinelle… (Légende de Provence)…

     

     

    Cela se passait au royaume de Provence. Le roi René était bien triste, car son unique fille était aveugle. Mais tous ses sujets s’efforçaient de le consoler, disant qu'avec l'aide de la "Bonne mère" tout s'arrangerait bien un jour et que la princesse finirait par guérir et épouser le beau prince de Lorraine qui la voulait comme femme. Mais le roi demeurait toujours triste. Aussi, paysans, serfs, ouvriers, bourgeois, tous faisaient de leur mieux pour le contenter et effacer son chagrin. Tous... sauf un... On ne le connaissait pas. On l'appelait le "brigand". Mais on ne savait as très bien qui l était. Tout ce qu'on savait, c'est qu'il était certainement l'auteur de tous les méfaits et de tous les désordres, et vraiment ce n'était pas beau lorsqu'on pensait à la bonté du roi René. Mais le roi n'était pas seulement bon, il était juste, comme doivent l'être tous les chefs, et l'on était sûr que le jour où le brigand serait arrêté, le roi le punirait à mort.

     

    Il y avait, ce matin-là, grande agitation au palais des Baux. Un ministre à longue barbe était venu dire confidentiellement au roi que qu’allait fort al sur la côte. En effet, une bande de pirates, ou peut-être un pirate tout seul (s'il était très puissant et très diabolique, cela serait encore possible), devait débarquer la nuit pour causer des "malheurs" aux pauvres pêcheurs. A l'aube, ceux-ci se réveillaient et trouvaient leurs poulaillers sans poules, leurs bergeries sans moutons, et leurs beaux figuiers sans figues... Cela ne pouvait plus durer. Il fallait que Sa Majesté fasse quelque chose. Le peuple n'était pas content... Toujours ce "brigand" !

    Le roi tira sa barbe, se cacha le front dans ses mains et prit une grande décision... car il ne badinait pas avec les affaires de l'Etat. Il ordonna que tous ses policiers se répandent sur la côte et capturent ce terrible brigand. Cela n'amusait pas du tout les policiers, mais ils étaient obéissants et dévoués et ils partirent, bien sûrs de ramener le coupable...

    Ce n'est qu'au bout de cinq longs mois qu'ils ramenèrent aux Baux un pauvre homme en haillons, vêtu d'un vieux pantalon couleur de rouille, et d'une chemise verte déchirée, un pauvre homme au visage maigre et à la barbe grise. Il avait des cheveux trop longs, une allure sale et un foulard rouge noué sur la tête. Un vrai forban, celui-là ! Les "gens" du village se mirent derrière leur fenêtre pour le regarder passer, et un frisson de terreur les empêchait de parler... Les mains du forban étaient trapues, de grosses mains pour étrangler les poulets, et ses pieds nus étaient couvert de poussière. Il avait un air bourru et regardait tout le monde comme s'il n'avait jamais rien vu. Pourtant on était étonné de voir qu'il avait des yeux tout bleus, tout clairs, comme l'eau de la mer. Car un forban ne doit pas avoir des yeux clairs, mais des yeux ténébreux, noirs comme la nuit, et un regard sombre, "par en-dessous". Pourtant les policiers étaient sûrs que c'était bien "lui" !

    Alors on le conduisit vers le trône du roi, qui siégeait, ce jour-là, sur la place publique pour rendre la justice.

    Le roi le regarda longuement et, se tournant vers ses policiers, leur demanda :

    - Êtes-vous bien sûrs que c'est lui ?

    Car il ne voulait pas accabler un homme innocent. Mais tous les policiers inclinèrent la tête gravement.

    - Ce ne peut être que lui, Majesté...

    - Bon, dit le roi.

    Et il rendit sa sentence.

    - Tu aura la tête tranchée, dit-il à l'homme.

    Mais le forban avait l'air triste, toujours le même air. Et, après-tout, peut-être ne tenait-il pas tant que ça à la vie. Il inclina la tête et ne dit pas un mot.

    - Que peux-tu dire pour ta défense, lui demanda encore le roi.

    Mais il ne voulait rien dire, et les gens commençaient à être étonnés. Pourquoi n'essayait-il pas de s'expliquer ? C'était sûrement qu'il était coupable. Et une rumeur sourde courait parmi l'assemblée.

    - Qu'il meure, qu'il ait la tête tranchée...

    On monta donc l'échafaud sur la place publique. Le roi, quelques jours plus tard, prit place sur l'estrade couverte de velours rouge, et la reine était auprès de lui. La foule avait le droit d'assister, les femmes étaient très émues, mais les hommes disaient qu'il fallait bien que justice se fasse et qu'ainsi il n'y aurait plus de vols dans le pays.

    Le brigand monta vers l'échafaud l'air résigné. Il n'enleva même pas son foulard rouge et tendit sa tête au bourreau...

    Mais brusquement il la releva.

    - Attendez ! supplia-t-il... Pauvre bête !

    Personne n'y comprenait rien.

    Mais le forban d'un geste très doux chassait du revers de la main un tout petit insecte qui se trouvait là sur la planche.

    - Va-t-en, petite, tu te ferais tuer.

    C'était une coccinelle. Une petite "bête à bon Dieu" comme on les appelle ici, avec un dos rouge taché de petits points noirs.

    Et la bête à bon Dieu s'envola bien vite.

    Mais la reine s'était relevée brusquement, et elle avait saisi les mains du roi...

    - Arrêtez ! arrêtez ! qu'on ne tue pas cet homme !

    Le roi fit un signe au bourreau et demanda à la reine ce qui la poussait à demander cette grâce.

    - Voyons, dit la reine, un homme qui, au moment de mourir, pense à sauver la vie d'une petite coccinelle, cet homme-là ne peut être un méchant brigand, ce n'est pas possible !

    Le roi réfléchit en tirant sa barbe et il trouva que la reine avait raison.

    Il ordonna que l'on ramène cet homme vers sa cellule et fit faire d'autres recherches par d'autres policiers. Il fit bien. On découvrit un jour, à l'aube, le bateau du vrai "forban", qui n'avait pas encore mis les voiles vers le large... Et on arrêta un vrai brigand, une vraie brute qui se débattit et cria des paroles de haine...

    Le roi relâcha le premier et, pour le consoler de toutes ses tristesses et de toutes ses misères, il lui donna des champs et un "mas" afin qu'il vive en paix. L'homme vécut très vieux, dit-on... Et il était entouré de bêtes de toutes sortes qu'il élevait avec la plus grande douceur...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    LA LEGENDE DE LA COCCINELLE

     

    Il y a longtemps, très longtemps, les coccinelles avaient un dos tout rouge sans aucune taches noires. Quand elles chassaient les pucerons du jardin, on aurait dit de toutes petites cerises.

    Les merles s'y trompaient; ils les harcelaient de coups de bec et même, parfois, les dévoraient.

    Les coccinelles en avaient assez mais que faire contre la nature? rouges elles étaient, rouges elles resteraient. Toutes pensaient ainsi sauf Qi, la plus maligne.

    Depuis sa naissance, Qi vivait dans la peur de se faire enlever par un de ces gros oiseaux qui criaient au-dessus de sa tête. Elle décida de chercher une idée.

    Elle alla, tout d'abord, demander conseil à la taupe

    - Toc, toc, toc, Madame la Taupe , c'est moi, Qi, la coccinelle ! pourriez-vous me conseiller?

    Elle expliqua son problème. La taupe sortit le museau de son terrier, plissa les yeux derrière ses grosses lunettes et répondit :

    - Si tu veux te protéger du merle, fais comme moi : creuse une galerie et passe ta vie sous la terre;

    La réponse ne convenait pas à Qi car elle aimait trop la lumière du soleil.

    Alors, elle alla voir l'escargot.

    - Toc, toc, toc, Monsieur l'Escargot, c'est moi, Qi, la coccinelle !

    Et elle lui posa sa question :

    L'escargot sortit une corne, puis l'autre, puis son corps tout entier

    - Moi aussi, j'ai des problèmes avec le merle, tu n'as qu'à t'envoler; je ne peux même pas le faire, moi !

    Et il rentra dans sa coquille.

    Elle aperçut le criquet, penché sur une branche de pommier.

    - Toc, toc, toc, Monsieur le Criquet, c'est moi, Qi, la coccinelle ! Je cherche une idée pour échapper au merle. Figurez-vous qu'il veut me dévorer car il me prend pour une cerise.

    Le criquet se mit à rire

    - Elle est bien bonne, celle-là ! Ma belle, il n'y a qu'une solution : la fuite ! Muscle un peu tes petites pattes et prends ton élan , comme ça !

    Et il sauta si haut, qu'il disparut dans le ciel.

    Qi était bien déçue, personne ne s'intéressait à son problème

    Elle grimpait tristement le long d'une branche de rosier lorsqu'elle aperçut un énorme œil noir cerclé de rouge qui la regardait fixement. Elle frissonna, terrifiée. A qui cet œil inquiétant appartenait-il?

    Elle eut la réponse quand le papillon s'envola dévoilant ses ailes rouges décorées de deux grands yeux noirs.

    Voilà la solution se dit Qi.

    Elle alla voir le caméléon qui, en ce temps-là, n'avait rien contre les insectes. Il passait son temps à peindre les fleurs du jardin;

    - Toc, toc, toc, Monsieur le Caméléon, c'est moi, Qi, la coccinelle, j'aurais besoin de vos services.

    Elle lui demanda de peindre deux yeux noirs sur son dos afin d'effrayer le merle.

    - Mais ton dos est si étroit! au mieux, je peux y dessiner quelques points noirs. Laisse faire l'artiste!

    Il prit ses pinceaux et décora le dos de Qi. de sept belles taches noires. Quand Qi regagna son arbre familier, toutes les coccinelles du jardin l'admirèrent et décidèrent de l'imiter.

    Ce fut un beau défilé dans la maison du caméléon. Il travailla des jours et des jours et finalement il ne resta plus aucune coccinelle sans les belles taches noires;

    Et savez-vous qui fut le plus surpris ?

    Le merle, bien-sûr, qui dû attendre le mois de juin pour se régaler de vraies cerises.


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