• Les mésanges... bon début de semaine...

    les mésanges... bon début de semaine...

    Coucou, de beaux oiseaux, vont s'inviter cet été, ici, avec leurs légendes, leurs couleurs, et avec eux j'espère le retour du soleil, pour tout l'été...

    bonne semaine bises de véro...

     



    "le bonheur tient souvent à si peu de choses !"

     



    Un jour, une mésange rencontre une colombe

    La mésange demande à la colombe :
    "Combien pèse un flocon de neige ?"
    - "Rien, rien d'autre que rien"
    dit la colombe.
    La mésange lui raconte alors
    cette histoire :
    - "J'étais sur une branche de sapin
    Quand il se mit à neiger.
    Pas une tempête, non,
    juste comme un rêve,
    Doucement, sans violence.

    Comme je n'avais
    rien de mieux à faire,
    Je commençais à compter les flocons
    qui tombaient sur la branche
    où je me tenais .
    Il en tomba 3 751 962 .
    Lorsque le 3 751 963 °
    tomba sur la branche ,
    rien, rien d'autre que rien ,
    comme tu l'as dit ,
    la branche cassa ."

    La colombe réfléchit un moment
    et se dit finalement :
    -"Peut-être ne manque t'il
    qu'un flocon ,
    un seul flocon d'amour ,
    pour que tout bascule ,
    pour que le monde vive en paix ,
    et que tout homme soit
    HEUREUX."

     

     

     La mésange de Guillaume Apollinaire…

    Les soldats s'en vont lentement Dans la nuit trouble de la ville. Entends battre mon cœur d'amant. Ce cœur en vaut bien plus que mille Puisque je t'aime éperdument. Je t'aime éperdument, ma chère. J'ai perdu le sens de la vie Je ne connais plus la lumière, Puisque l'Amour est mon envie, Mon soleil et ma vie entière. Ecoute-le battre, mon cœur! Un régiment d'artillerie En marche, mon cœur d'artilleur Pour toi se met en batterie, Ecoute-le, petite sœur. Petite sœur je te prends toute Tu m'appartiens, je t'appartiens, Ensemble nous faisons la route, Et dis-moi de ces petits riens Qui console qui les écoute. Un tramway descend vitement Trouant la nuit, la nuit de verre Où va mon cœur en régiment Tes beaux yeux m'envoient leur lumière Entends battre mon cœur d'amant. Ce matin vint une mésange Voleter près de mon cheval. C'était peut-être un petit ange Exilé dans le joli val Où j'eus sa vision étrange. Ses yeux c'était tes jolis yeux, Son plumage ta chevelure, Son chant les mots mystérieux Qu'à mes oreilles on susurre Quand nous sommes bien seuls, tout les deux Dans le vallon j'étais tout blême D'avoir chevauché jusque-là. Le vent criait un long poème Au soleil dans tout son éclat. Au bel oiseau j'ai dit:" Je t'aime "...  

     

     

     

     

     

     

     

     La légende des mésanges…

     

    Il y a bien longtemps, ils étaient trois petits oiseaux perchés sur une branche, trois petits oiseaux tout gris, et qui n'avaient pas de nom...

    Ils avaient froid, il avaient faim ils avaient peur. Une mauvaise pluie les pénétrait.

    Depuis des semaines, la neige recouvrait la terre et les pauvres petits ne trouvaient rien à picorer.

    Le loup avait faim lui aussi, il aurait bien croqué les trois oiseaux qui, heureusement, s'étaient mis hors de portée en se perchant haut dans les branches.

    Mais les rapaces, faucons, éperviers, hiboux, étaient bien plus dangereux... Il était difficile aux trois petits malheureux de leur échapper car le froid et l'eau avaient rendu moins souples leurs ailes... Il fallait trouver très vite un toit pour se mettre à l'abri.

    Au loin, ils virent une étable. Ils volèrent à tire d'ailes vers ce refuge providentiel, y pénétrèrent et le souffle court, se perchèrent sur une grosse poutre.

    Au-dessous dormait un bœuf. La chaleur qu'il dégageait ranima les oiseaux. Bientôt ils se mirent à caqueter.

    - on ne peut donc dormir tranquille ? mugit le bœuf.

    Tout penauds, les petits oiseaux se turent.

    Peu après, dans la nuit tombante, ils virent entrer un âne suivi d'un homme et d'une belle Dame. Ils entendirent dans la conversation qu'ils s'appelaient Marie et Joseph. L'homme déchargea l'âne et le poussa vers le bœuf. L'âne avait froid, il se blottit contre le bœuf qui grogna encore :

    - on ne peut donc pas dormir tranquille !

    Les petits oiseaux ne s'occupèrent ni de l'homme, ni de la femme, et s'endormirent, bien serrés l'un contre l'autre...

    Soudain, au milieu de la nuit, ils furent réveillés par une lumière extraordinaire, bien plus brillante que celle du soleil, mais qui pourtant n'éblouissait pas.

    Même l'âne et le bœuf - qui ne grogna pas - ne s'en privaient pas. Ils s'étaient levés aussitôt, et se tenaient cois.

    Les trois oiseaux ouvraient tout grand leurs yeux et leur bec aussi...

    Cela dura un certain temps, puis la lumière décrut petit à petit: tout retomba dans le noire, sauf une lueur douce et merveilleusement belle qui venait de la mangeoire.

    L'âne et le bœuf, curieux s'en approchèrent pour voir... Et ils virent...

    Les petits oiseaux n'osaient pas bouger: avait-il là un piège pour les attraper ? La curiosité les démangeait.

    Le plus courageux, ou peut-être le plus curieux, s'élança : il vit... et ne bougea plus.

    Les deux autres n'y tinrent plus, ils s'envolèrent et se posèrent à côté du premier sur le bord de la mangeoire :que virent-ils donc qui surprenait déjà l'âne et le bœuf ?

    Dans la mangeoire dormait un joli petit enfant, auréolé de lumière...

    Tous regardaient et contemplaient. C'était très rare et très beau, mais leur pauvre cervelle d'animaux ne pouvaient pas comprendre !

    A genoux devant la mangeoire, Marie et Joseph riaient. Alors d'élevèrent dans le ciel des chants mélodieux, bien plus beaux que le plus beau chant des oiseaux. Une mélodie que seule les Anges pouvaient chanter.

    Un peu plus tard les bergers arrièrent, tout essoufflés. Remplis de joie, ils se prosternèrent devant l'Enfant. L'âne et le bœuf ne bougeaient pas et continuaient à contempler le Tout-petit.

    Mais les petits oiseaux, effrayés par tout ce monde, s'envolèrent pour se percher sur leur poutre d'où ils pouvaient tout regarder.

    Les bergers s'en retournèrent et les chants célestes s'arrêtèrent. Les oiseaux sautèrent aussitôt sur le bord de la mangeoire et ne bougèrent plus de toute la nuit.

    Quand vint le matin, la belle Dame se réveilla et voulut prendre son bébé. Toute désolée, elle vit que de vilaines mouches tourbillonnaient au-dessus de l'Enfant. De la main, elle essaya de les chasser, mais les trois oiseaux virent bien qu'elle n'y arriverait pas. Ils se regardèrent et se dirent l'un à l'autre :

    - Allons-y, c'est à nous de faire cela !

    Ils se mirent alors à voltiger, à tournoyer, à virevolter au-dessus de la mangeoire, chassant loin les insectes indésirables, dont certain d'ailleurs leur servirent de repas...

    Leur manège dura tout le jour et aussi les jours suivants dès que les mouchent revenaient ! Un matin, Marie leur dit :

    - nous allons partir, petits amis. Vous avez été très gentils pour mon fils. Aussi je vais vous récompenser... Regardez-vous.

    Les petits oiseaux se regardèrent. Ils étaient magnifiquement transformés : ils avaient la tête blanche avec une calotte bleu ciel foncé, les ailes et la queue du même bleu, avec un ventre jaune vif, comme la lumière...

    La belle Dame leur expliqua :

    - le bleu, c'est ma couleur, le jaune rappellera la lumière de la nuit de la naissance de mon Fils car c'es lui la Lumière du monde... Maintenant vous serez comme "mes anges", vous volerez partout et vous porterez mon bonheur là où vous serez...

    Eh bien, savez-vous, c'est depuis de temps qu'on appelle ces oiseaux des "mésanges" bleues, et l'on dit partout qu'elles portent bonheur...

     

     

     

     

     

    La mesange bleue...

     

     Un jour que je flânais au Jardin des Plantes, en quête d'une distraction quelconque, mon attention fut attirée par les mouvements d'un petit enfant, fort bien habillé, qui, avec une sollicitude qui m'étonna, donnait à manger aux petits oiseaux. Son père, un vieillard, lui achetait de temps à autre un gâteau ; et il l'émiettait le long des allées à la grande joie de la gent volatile. Après un rapide examen de l'enfant, il me fut facile de saisir, sur sa petite figure, une expression de douleur indéfinissable. Me doutant qu'il avait dû se passer quelque chose de grave dans sa vie, et assez intrigué, j'ose le dire, je m'approchai en ayant soin de me munir de gâteaux que je mis à émietter pour me faire remarquer, puis je luis dis à brûle-pourpoint :- Vous aimez donc bien les oiseaux ?Il tourna les yeux vers moi. Si vous aviez pu voir cette jolie petite face entourée de boucles blondes, cette figure créée pour le rire... On se sentait pris à la gorge par l'impression de douleur qui y était marquée. Les joues étaient sillonnées par les pleurs, et sur le bord des paupières, une larme furtive brillait. Il répondit à ma question d'une voix à peine perceptible, tremblante :- Ah ! si vous saviez ! me dit-il. Je m'enhardis.- C'est donc bien grave. Il me répondit :- Hélas !La petite larme descendit le long des joues, suivie de plusieurs autres. Après plusieurs phrases banales, je le décidai à me raconter son histoire. Voici à peu près ce qu'il me dit :- J'avais, il y a quelque temps, une petite sœur, elle s'appelait Nina, elle m'aimait !!! monsieur, oh oui ! elle m'aimait !... Et moi, je le lui rendais bien. Pauvre petite sœur !Il s'arrêta pour pleurer.- Elle était douce et tendre, mais, par malheur, elle était malade, et le médecin était venu. Curieux je m'étais caché derrière un paravent pour écouter. Le médecin disait : "Elle est atteinte d'une maladie terrible, plus d'espoir !..." et, désignant les fleurs qui étaient sur notre fenêtre : "Aux premiers bourgeons !" Je ne le crus pas, tout d'abord, mais le mal empirait de jour en jour. Le médecin avait prédit qu'elle mourrait aux premiers bourgeons ; eh bien ! il fallait empêcher les bourgeons de pousser ; c'est pourquoi, quand mère n'était pas là, je regardais les bourgeons et les coupais aussitôt... Mais j'en ai laissé passer, sans doute, puisqu'elle est morte !!"Pour en revenir aux oiseaux, ma Nina bien-aimée avait pris en affection une jolie mésange bleue qu'elle avait apprivoisée et qui faisait sa joie. Lorsqu'elle vint à mourir, la mésange resta sur le lit mortuaire et ne voulut pas le quitter. Quand on fit l'enterrement, la mésange resta perchée sur un panache du corbillard. Au cimetière, elle se mit au bord de la fosse. On parvint à la reprendre et on l'emmena chez nous ; mais quand on ouvrit la fenêtre elle disparut avec un cri plaintif. Le lendemain, nous allâmes au cimetière, et nous vîmes, sur la tombe, le corps de la pauvre mésange bleue morte de froid et de faim."Voilà pourquoi...A ce moment, le père de l'enfant s'approcha de nous et avec un sourire forcé, il nous dit qu'il était fâché d'interrompre notre conversation mais qu'il était temps de partir. L'enfant me fit un petit salut gracieux et me quitta. Je sortis de ma poche un mouchoir pour essuyer une larme.

    W. D…

     

     

     

     


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