• Histoires de cimetières... en attendant Halloween, bises de Véro...

    avant Halloween, une petite visite parmi les morts, mais dans un endroit aussi beau que insolites et aux nombreuses histoires...
    bonne lecture et bises de Véro...


    Légendes et mythes au cimetière du père-Lachaise…

    Au Père-Lachaise...

    ...
    ''Comme les anges à l’œil fauve,
    Je reviendrai dans ton alcôve
    Et vers toi glisserai sans bruit
    Avec les ombres de la nuit.''
    - Charles Baudelaire, Un revenant (Les Fleurs du Mal, extrait)

    A l'Est de Paris, dans le XXe arrondissement, se trouve un lieu extraordinaire. Un lieu fantastique. Un lieu frissonnant... Le cimetière du Père-Lachaise.
    Il fut mis en service en 1804 sur ordre de Napoléon Ier. Il doit son nom à François d'Aix de La Chaise, confesseur de Louis XIV durant 34 ans.
    La première sépulture fut, malheureusement, celle d'une fillette âgée d'à peine cinq ans. Fin 1804, le cimetière ne comptait que 13 tombes. Les parisiens n'avaient guère envie de se faire inhumer dans un lieu assez éloigné du centre de Paris. De plus, le quartier alentour était très pauvre. Comme le nombre de sépultures augmentait toujours très péniblement les années suivantes, la mairie de Paris organisa le transfère des dépouilles de quelques célébrités tel Molière ou la Fontaine pour donner envie aux parisiens de s'y faire enterrer : ce fut une réussite (33 000 tombes, en 1830).
    Ainsi, et à maintes reprises, touristes ou gardiens ; visiteurs de passage ou habitués, ont perçu, ont vu de biens étonnants phénomènes déconcertants et transcendant notre vision trop arrêtée sur ces champs de repos éternel.
    Ils sont nombreux ces vagabonds de passage à avoir croisé en leur sillage, bondissant d’une tombe, sautant et s’engouffrant entre les chapelles mortuaires, un gigantesque chat roux qui pousse d'éternels miaulements de lamentation avant de s'envoler au-dessus des caveaux. On raconte que ce brave félin se vu refuser une sépulture décente.
    On dit aussi du Père-Lachaise que, la nuit, c'est toute une foule de sorciers, de gothiques, nécrophiles qui prennent possession des allées pour s'adonner à des pratiques plus que marginales. On ne compte plus ces cérémonies énigmatiques qui s'y déroulent parfois. De même que les histoires insolites...


    Bien connu des Parisiens, le Cimetière du Père Lachaise mérite le détour, pour de multiples raisons que je vais vous conter.

    Cet endroit comporte en effet de nombreuses tombes, auréolées de mythes étranges, de mystère et d'histoires bien particulières, qui vont vous fasciner.

    On raconte qu'il se passe des évènements très bizarres dans cet immense cimetière. Des messes noires, des actes de sorcellerie, et même qu'il s'y promenerait des vampires, les soirs de pleine lune !

    Derrière ce qu'on raconte à voix basse, il y a aussi quelque tombes inhabituelles de gens célèbres, comme le tombeau considéré comme le plus vénal, celui de la Princesse russe, la Princesse Demidoff, décédée en 1818.

    Avec ses milliers de tombes, le cimetière du Père Lachaise est un lieu incontournable, pour les chasseurs de fantômes, surtout lorsque l'un d'eux vous lance un défi.

    C'est le cas de la richissime Princesse Strogonoff-Demidoff dont je vais vous conter l'histoire.

    Cette héritière d'une famille aristocratique, propriétaire de mines d'or, d'argent , de cuivre en Asie centrale, aurait promis une forte somme à quiconque parviendrait à passer une année entière dans sa sépulture.

    Ce challenge ne manqua pas d'en attirer plus d'un. Mais les services du cimetière, très terre-à-terre, n'ont pas jugé bon de donner suite aux candidats venus se présenter.

    Néanmoins, quelques audacieux auraient quand même tenté l'aventure, sans parvenir au terme d'une seule nuit. L'un aurait succombé à une crise cardiaque, tandis qu'un autre serait, parait-il, devenu soudain fou.

    Le Mausolée où repose le corps de la Princesse Strogonoff-Demidoff surplombe tout le cimetière, étant au centre du cimetière. C'est aussi l'un des plus anciens monuments funéraires du Père Lachaise.

    L'histoire de ces malheureux candidats ressemble un peu au mythe sur les vampires. En effet, le fait de faire venir un individu durant un an, dans la tombe donne à penser que le but était d'attirer une victime pour lui voler son énergie vitale et reprendre vie.

    Le Mausolée de la tombe de la princesse russe, est recouvert de marteaux de forge. On y distingue aussi des hermines, et d'autres animaux vivant sous terre. Les hermines et les marteaux sont représentés sur les bas reliefs, sur les parois. Ces symboles donnent à penser que le Mausolée était une sorte de temple, dédié aux forces souterraines.

    Le petit temple qui abrite les cendres de la Princesse Strogonoff-Demidoff a été construit de façon à ne pas passer inaperçu dans cet ancien cimetière parisien. Sur son tombeau, on peut voir les chiffres suivants : le 8 avril 1818. Les trois "8" qui indiquent la date du décès de la princesse, représentent le chiffre fétiche des vampires. Comme le 666 est le chiffre attribué au Diable. C'est plus qu'étrange de trouver ces trois "8" en un lieu réputé pour être le repos d'un vampire.

    Sur le catalfalque de la Princesse, on peut distinguer des armoiries de pierre. Sur la droite, une tête de loup, animal omniprésent. Quand aux écussons, ceux-ci sont situés à plusieurs mètres au dessus.

    A chaques coins cardinaux, se trouvent une tête de loup car cet animal représentait la fourrure. En effet, la famille était aussi dans le commerce de la fourrure et des mines d'or.

    Au centre du Mausolée se trouve un noeud. Il représente le noeud magique, reliant la Vie à la Mort. On a retrouvé des noeuds similaires en Grèce, appelés les noeuds d'Hérakles.

    Il y a aussi 4 noeuds présents sur le tombeau. Le Mausolée présente aussi un rideau sculpté dans la pierre, pareil à un rideau de théatre.

    Depuis la famille de la Princesse russe a été retrouvée, avec la répartition de sa forture, qui était énorme et leur fut remise. Bien que cette tombe soit sublime, on reste surpris en voyant son état d'abandon. Le tombeau de la Princesse Strogonoff-Demidoff est aujourd'hui, laissé à l'abandon, personne ne semble plus s'en préoccuper. Pourtant cette tombe, outre son histoire, est exceptionnelle avec ses écussons, sa loutre, le marteau de forgeron et la fourrure, représentés.

    La légende raconte qu'un taximan, fut appelé un soir, à la sortie du cimetière du père Lachaise, pour venir chercher une femme tres belle, à 23H30. Les heures passant, l'homme dut ensuite ramener la dame au cimetière, aux environs de deux heures du matin. Mais son aspect extérieur a changé, son odeur devint putride. L'homme découvrira plus tard qu'il s'agissait de la Princesse Strogonoff-Demidoff...

    Avouez que cette histoire vous a donné envie de découvrir ce cimetière célèbre dans Paris ?
    Mais…
    Faire coucou aux stars du Père Lachaise, c’est surfait !
    Exit les Edith Piaf, Henri Salvador, Ivo Livi (de son vrai nom… allez, vous trouverez bien !) ou Jim Morrisson, gardez vos clopes et vos tickets de métro pour une autre occasion (voire le whisky, déjà vu sur la tombe de Morrisson !).
    Voici plutôt une liste de personnages loufoques à visiter. Pour cette promenade, munissez vous :
    - d’un canard en plastique
    - d’une patate
    - d’une peau de chamois
    - de la plus belle rose rouge que vous trouverez
    - et d’une pince monseigneur
    Pour trouver l’emplacement exact de ces personnes, référez-vous aux plans disposés dans le cimetière, ou à ceux vendus à l’entrée…
    Qui aurait l’idée de faire graver sur sa tombe un mot si… “inappropriate”, dirait un British choqué ! Eh bien c’est la première DJ techno et house de la scène française : DJ Sextoy, c’était son nom. Morte d’un arrêt cardiaque il y a quelques années, celle qui s’était fait un nom en mixant la musique des défilés Jean-Paul Gaultier n’aurait pas du être inhumée au Père Lachaise. C’est le maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui a tout fait pour qu’elle y soit : l’artiste, qui avait mixé sur le parvis de l’hôtel de ville pour la fête de la musique en 2001, l’avait particulièrement touché. Posez-donc votre petit canard en plastique, sûr qu’elle esquissera un sourire !
    Ensuite, dégainez votre patate : il est temps d’aller voir Antoine-Augustin !
    Et oui, sans lui, pas de mercredi purée-boudin, pas de Mac Donald’s et surtout pas d’imitations de tampons officiels gravés dans des patates sous la Seconde Guerre Mondiale. Parmentier n’aurait pas mis une pomme de terre dans nos assiettes, toute la face de la terre aurait changé ! Alors comme ces mains anonymes, déposez votre présent sur le rebord et continuez votre chemin !
    La visite suivante est réservée à vous mesdames (paraît-il). Ce charmant jeune homme tout de bronze vêtu, se voit régulièrement octroyer des faveurs, et croyez-moi, on ne lui offre pas que des fleurs. Observez la statue : certaines zone semblent… lustrées ! Une légende tenace s’accroche à ce pauvre Victor Noir, journaliste tué par le neveu de Bonaparte. On dit que les femmes en manque de fertilité viennent toucher l’une de ses “extrémités” (nez, bout des chaussures, menton pour les farouches… mais bien plus souvent, elles y vont franco à l’entrejambe), car le jeune homme aurait le pouvoir d’aider à procréer ! Pauvre Victor… et dire que personne ne le regarderait si des étudiants malicieux n’avaient fomenté ce coup avec un gardien du cimetière, en passant du polish sur la partie bombée !!!
    Voilà pour la peau de chamois. Maintenant, sortez votre rose.
    Le spiritisme, vous y croyez, vous ? En tous cas, bon nombre de visiteurs du Père Lachaise y croient dur comme fer : la tombe d’Allan Kardec est la plus fleurie de tout le cimetière ! Donc, voici Hippolyte Léon Denizard Rivail de son vrai nom, mais c’est sûr, ça sonne moins “spirite” qu’Allan Kardec (ce nom aurait été le sien dans une vie antérieure, quand il était druide. D’où le dolmen pour tombeau. Hé ! On ne rigole pas !). Bref, les fanatiques du monde entier viennent lui rendre hommage, et même si la très sérieuse Union spirite française et francophone explique sur un panneau que toucher le buste du bonhomme ne vous donnera aucun passe-droit pour mieux communiquer avec l’au-delà, rien n’y fait : lui aussi, on n’arrête pas de le tripoter !
    Déposez religieusement votre rose, et dégainez la pince monseigneur.
    Qui n’a pas rêvé d’être riche, un jour ? Pour cela, fiez-vous à une autre légende du cimetière. Trouvez la modeste tombe de 20 mètres de hauteur de Félix de Beaujour, et cherchez aux alentours le mausolée destiné à Charlotte Emilie Dias Santos. Cette jeune fille morte à l’âge de 16 ans appartenait à une riche famille. On dit que celui qui resterait enfermé dans son tombeau une semaine (ou un an, selon les versions) sans manger ni boire, gagnerait la fortune de la famille. D’où le mur bétonné, et le cadenas. Mais au Père Lachaise, les légendes sont tenaces ! Aussi, on raconte aujourd’hui la même chose à propos du tombeau de la princesse Demidoff, issue d’une riche famille Russe.
    J’aurais aussi pu vous proposer d’aller pisser sur la tombe d’un dictateur Dominicain, comme le font régulièrement les ressortissants en goguette à Paris pour venger leur famille, mais là, ça devient limite indécent ! Et puis n’oubliez pas, on est dans un cimetière, on n’est pas là pour rigoler !

    et pour finir... « Citoyens et messieurs, j’ai assuré que je ressusciterai les morts, je les ressusciterai. Ceux qui désirent l’apparition d’êtres chers dont la vie s’est terminée par la maladie ou autrement n’ont qu’à parler : j’obéirai à leur commandement ».

    Le montreur de spectre est décédé en 1837. Sa tombe est ornée de créatures diaboliques, de têtes grotesques ainsi que de scènes représentant la mort triomphant sur les vivants.

     

    Histoires de cimetières..

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 12 Octobre 2012 à 10:20

    Bonne fin de semaine

    Je t'embrasse

    Maman

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    2
    Lundi 22 Octobre 2012 à 10:54

    Bonjour mon amie désolée de n'être pas passée avant, je ne suis pas très dispo et bientôt en voyage pour une contrée lointaine mais avant de partir c'est promis, je viendrais te raconter la fin de notre Kunigas. Baisers sucrés prune rouge

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