• Demain c'est mercredi, jour des petits, pour vous occuper, voilà une petite idée... en vous souhaitant bonne journée... bisous à tous petits et grands...

     

    Le chantournage, dentelle sur bois...

     Le chantournage consiste à découper du bois (plus ou moins dur : du contreplaqué, médium, mdf, bois brut, …) en suivant un modèle (un patron) avec une scie à chantourner afin de créer des objets personnalisés.


    Une fois la forme découpée et poncée, on peut la mosaïquer, servietter, décopatcher, pyrograver ou simplement la peindre ou la vernir.

    Le matériel

     

    Un ordinateur avec une imprimante pour imprimer des modèles trouvés sur le net

    Du papier carbone ou graphite pour tracer les contours et traits intérieurs des modèles

    Du papier à poncer ou une ponceuse électrique

    Du gesso et de la peinture dans le cas où on veut peindre la pièce créée

    Du bois de fine épaisseur (2 cm max) ou du carton (pour s’entrainer)

    De la colle à bois

    Une agrafeuse

    Une perceuse

    Une scie à chantourner

    la scie à chantourner

    Le terme de scie est un peu barbare et fait penser que la scie à chantourner est une machine difficile à prendre en main et dangereuse !
    Or, il n’en est rien : son utilisation s’apparente à celle d’une machine à coudre ! Il en existe différents modèles, avec des vitesses variables (selon l’épaisseur du bois à découper), avec ou sans lames à ergots (selon la difficulté du modèle à suivre), etc.


    Les prix varient également selon les marques (parmi les plus connues, on peut citer Hegner et Delta).
    En général, un bon modèle se négocie entre 100 et 200 euros, les premiers prix commencent à partir de 50 euros.

    Le principe Le chantournage consiste à reporter le modèle choisi sur la plaque de bois.
    Pour cela, il existe différentes techniques. Par exemple, on peut, dans un premier temps, reporter la forme avec du papier carbone puis, dans un deuxième temps, suivre le trait avec la scie à chantourner.
    Quel intérêt ? Le chantournage permet de réaliser les objets suivants (liste non limitative) : des boites décoratives, des plaques de portes, des accroches-clés, torchons et porte-manteaux, des pelles-mêles, des portes essuie-tout, des cadres photo et miroirs, des dessous de plats, des décorations pour les fêtes (noël) …


    L’étape suivant consiste à finaliser la pièce créée : poncer les arêtes et les faces du bois, passer une couche de gesso, poncer à nouveau afin d’obtenir une surface lisse et finir par la peinture et le vernis.


     

    Où trouver l’inspiration ?

    Le chantournage, comme toute activité créative, fait appel à votre imagination et à votre sens de la créativité. Si toutefois vous êtes à court d’idées ou si vous êtes débutant, vous trouverez l’inspiration sur Internet et dans les revues spécialisées, afin de rapidement créer vos premiers objets.
    Par ailleurs, Internet fourmille de sites sur lesquels vous trouverez des modèles gratuits, ainsi que de sites de coloriages à exploiter !

     

        A qui s’adresse t-il ? A travers les loisirs créatifs, la gente féminine apprécie de pouvoir créer, pour soi ou pour les autres, des objets personnalisés. Le chantournage ne déroge pas à cette règle et est davantage pratiqué par les femmes. Cette activité reste donc principalement destinée aux adultes, tout en intéressant également et de plus en plus les adolescents !


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  • D'autres vers de La Fontaine... en ce mardi, pour vous souhaiter une belle journée...

    bises de véro et bonne visite...

    L’amour et la folie… de Jean de la Fontaine…

     

    Tout est mystère dans l'Amour,
    Ses flèches, son Carquois, son Flambeau, son Enfance.
    Ce n'est pas l'ouvrage d'un jour
    Que d'épuiser cette Science.
    Je ne prétends donc point tout expliquer ici.
    Mon but est seulement de dire, à ma manière,
    Comment l'Aveugle que voici
    (C'est un Dieu), comment, dis-je, il perdit la lumière ;
    Quelle suite eut ce mal, qui peut-être est un bien ;
    J'en fais juge un Amant, et ne décide rien.
    La Folie et l'Amour jouaient un jour ensemble.
    Celui-ci n'était pas encor privé des yeux.
    Une dispute vint : l'Amour veut qu'on assemble
    Là-dessus le Conseil des Dieux.
    L'autre n'eut pas la patience ;
    Elle lui donne un coup si furieux,
    Qu'il en perd la clarté des Cieux.
    Vénus en demande vengeance.
    Femme et mère, il suffit pour juger de ses cris :
    Les Dieux en furent étourdis,
    Et Jupiter, et Némésis,
    Et les Juges d'Enfer, enfin toute la bande.
    Elle représenta l'énormité du cas.
    Son fils, sans un bâton, ne pouvait faire un pas :
    Nulle peine n'était pour ce crime assez grande.
    Le dommage devait être aussi réparé.
    Quand on eut bien considéré
    L'intérêt du Public, celui de la Partie,
    Le résultat enfin de la suprême Cour
    Fut de condamner la Folie
    A servir de guide à l'Amour.

     

     


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  • Une petite poésie en ce Lundi...

    de Jean de la Fontaine...

    bonne journée...

    bises de véro...

     

    Jupiter et les tonnerres…

    Jupiter voyant nos fautes,
    Dit un jour du haut des airs :
    Remplissons de nouveaux hôtes
    Les cantons de l'Univers
    Habités par cette race
    Qui m'importune et me lasse.
    Va-t'en, Mercure, aux Enfers :
    Amène-moi la furie
    La plus cruelle des trois.
    Race que j'ai trop chérie,
    Tu périras cette fois.
    Jupiter ne tarda guère
    A modérer son transport.
    O vous Rois qu'il voulut faire
    Arbitres de notre sort,
    Laissez entre la colère
    Et l'orage qui la suit
    L'intervalle d'une nuit.
    Le Dieu dont l'aile est légère,
    Et la langue a des douceurs,
    Alla voir les noires Soeurs.
    A Tisiphone et Mégère
    Il préféra, ce dit-on,
    L'impitoyable Alecton.
    Ce choix la rendit si fière,
    Qu'elle jura par Pluton
    Que toute l'engeance humaine
    Serait bientôt du domaine
    Des déités de là-bas.
    Jupiter n'approuva pas
    Le serment de l'Euménide.
    Il la renvoie, et pourtant
    Il lance un foudre à l'instant
    Sur certain peuple perfide.
    Le tonnerre ayant pour guide
    Le père même de ceux
    Qu'il menaçait de ses feux,
    Se contenta de leur crainte ;
    Il n'embrasa que l'enceinte
    D'un désert inhabité.
    Tout père frappe à côté.
    Qu'arriva-t-il ? Notre engeance
    Prit pied sur cette indulgence.
    Tout l'Olympe s'en plaignit :
    Et l'assembleur de nuages
    Jura le Styx, et promit
    De former d'autres orages ;
    Ils seraient sûrs. On sourit :
    On lui dit qu'il était père,
    Et qu'il laissât pour le mieux
    A quelqu'un des autres Dieux
    D'autres tonnerres à faire.
    Vulcan entreprit l'affaire.
    Ce Dieu remplit ses fourneaux
    De deux sortes de carreaux.
    L'un jamais ne se fourvoie,
    Et c'est celui que toujours
    L'Olympe en corps nous envoie.
    L'autre s'écarte en son cours ;
    Ce n'est qu'aux monts qu'il en coûte ;
    Bien souvent même il se perd,
    Et ce dernier en sa route
    Nous vient du seul Jupiter.

     


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  • Parnodilorelldanson parle de tout...le 18 Novembre 2011 à 09:12
     
    il est un monde étrange... ici dans lequel nous vous invitons à venir

    Coucou, c'est nous, nous vous invitons aujourd'hui dans notre petit monde féerique, et un peu bizarre...

     c'est avec des illustrations de

    Shichigoro756 artiste japonais.

    Originaire de Yokohama, Shingo Matsunuma de son vrai nom, développe un style unique mélangeant tout un tas d’outils traditionnels et numériques : le fusain, le crayon de papier, le stylo bic et Photoshop…pour un résultat illustratif particulièrement réussi!

     que nous vous souhaitons un bon Week-end

    bonne découverte...

    bisous bisous les p'tits-loups


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  •  

    Pour vous souhaiter une belle semaine, j'ai choisi les images de Jasmine Becket-Griffith...

    pour moi ce sont les vacances, et donc une petite pause s'impose, avec mes petits, pour profiter des joies familiales...

    bonne semaine,et à plus tard je reviens la semaine prochaine...

    bises de véro et bonne visite... et Joyeux Halloween...

     

     

    Jasmine Becket-Griffith, est une illustratrice freelance de 25 ans qui vit à Célébration en Florida.
    Chaque jour elle peint d'envoutantes fées que ses fans guettent sur eBay. Elle sort bientôt son propre livre d'illustration, pour plus d'infos visitez son site.

    Site officiel :

    www.strangeling.com


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  • c'est vendredi, un vendredi d'art avec Mickaël Kormarck : http://komarckart.com/

    bonne visite et bon Week-end...

    Bises de Véro...

     

    La feuille (Antoine-Vincent Arnault)…

     

    De sa tige détachée

    Pauvre feuille desséchée

    Où vas-tu? Je n’en sais rien.

    L’orage a brisé le chêne

    Qui était mon seul soutien

    De la montagne, à la plaine

    De la forêt au vallon

    Je vais où le vent me mène

    Sans me plaindre ou m’effrayer

    Je vais où va toute chose

    Où va la feuille de rose

    Et la feuille de laurier…


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  •  

     

     

    La beauté des femmes, on parle jamais assez alors aujourd'hui parlons-en...

    avec les images de Tomislav-Moze... et des poésies de verlaine et Baudelaire...

    en vous souhaitant une belle journée...

    bises de Véro...

     

    Beauté des femmes…

     

    Beauté des femmes, leur faiblesse, et ces mains pâles
    Qui font souvent le bien et peuvent tout le mal.
    Et ces yeux, où plus rien ne reste d'animal
    Que juste assez pour dire : " assez " aux fureurs mâles
    Et toujours, maternelle endormeuse des râles,
    Même quand elle ment, cette voix ! Matinal
    Appel, ou chant bien doux à vêpres, ou frais signal,
    Ou beau sanglot qui va mourir au pli des châles !...

    Hommes durs ! Vie atroce et laide d'ici-bas !
    Ah ! que du moins, loin des baisers et des combats
    Quelque chose demeure un peu sur la montagne,

    Quelque chose du cœur enfantin et subtil,
    Bonté, respect ! Car qu'est-ce qui nous accompagne,
    Et vraiment, quand la mort viendra, que reste-t-il ? …

    Paul Verlaine…

    Hymne à la beauté…

     

    Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme,

    Ô Beauté ? ton regard infernal et divin,

    Verse confusément le bienfait et le crime,

    Et l'on peut pour cela te comparer au vin.

     

    Tu contiens dans ton œil le couchant et l'aurore;

    Tu répands des parfums comme un soir orageux;

    Tes baisers sont un philtre et ta bouche une amphore

    Qui font le héros lâche et l'enfant courageux.

     

    Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres ?

    Le Destin charmé suit tes jupons comme un chien;

    Tu sèmes au hasard la joie et les désastres,

    Et tu gouvernes tout et ne réponds de rien.

     

    Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques;

    De tes bijoux l'Horreur n'est pas le moins charmant,

    Et le Meurtre, parmi tes plus chères breloques,

    Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement.

     

    L'éphémère ébloui vole vers toi, chandelle,

    Crépite, flambe et dit : Bénissons ce flambeau !

    L'amoureux pantelant incliné sur sa belle

    A l'air d'un moribond caressant son tombeau.

     

    Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe,

    Ô Beauté, monstre énorme, effrayant, ingénu!

    Si ton œil, ton souris, ton pied, m'ouvrent la porte

    D'un Infini que j'aime et n'ai jamais connu ?

     

    De Satan ou de Dieu, qu'importe ? Ange ou Sirène,

    Qu'importe, si tu rends, - fée aux yeux de velours,

    Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine ! -

    L'univers moins hideux et les instants moins lourds.

     

    Charles Baudelaire (extrait des Fleurs du Mal)

     


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  • Une journée pleine d'amour et de douceur, avec des images de Julie Fain, et une poésie pleine d'amour aussi, mais à la Baudelaire...

    en vous souhaitant une belle journée...

    bises de Véro...

     

    Sed non satiata

     

    Bizarre déité, brune comme les nuits,
    Au parfum mélangé de musc et de havane,
    Œuvre de quelque obi, le Faust de la savane,
    Sorcière au flanc d'ébène, enfant des noirs minuits,

    Je préfère au constance, à l'opium, au nuits,
    L'élixir de ta bouche où l'amour se pavane ;
    Quand vers toi mes désirs partent en caravane,
    Tes yeux sont la citerne où boivent mes ennuis.

    Par ces deux grands yeux noirs, soupiraux de ton âme,
    Ô démon sans pitié ! Verse-moi moins de flamme ;
    Je ne suis pas le Styx pour t'embrasser neuf fois,

    Hélas ! Et je ne puis, mégère libertine,
    Pour briser ton courage et te mettre aux abois,
    Dans l'enfer de ton lit devenir Proserpine !

     

    Baudelaire…

     


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  • (Petite créa d'amitié, servez-vous, c'est bientôt Halloween et c'est pour vous...)

     

     

     

    L'amour est clair comme le jour, l'amour est simple comme le bonjour, l'amour est nu comme la main, c'est ton amour et le mien...

     c'est avec Prévert, que je vous souhaite une belle journée... et avec quelques artistes, que je vous souhaite un bon Week-end...

     

    gros breizhous...

    Véro...

      

    Carine Grasset...

    Serguey musin...


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  •  

    Coucou, encore une fois quand on aime, on ne compte pas alors pour finir la semaine, je vous laisse en compagnie de Arwen Gernak... pour le plaisir des yeux...

    en vous souhaitant une belle journée et u excellent Week-end...

    bisous de véro et bonne visite...


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  • Coucou, c'est moi, après un début de semaine plutôt litteraire avec des histoires et des légendes, je vous offre un peu de repos, mais un repos artistique tout de même avec une artiste à découvrir... en vous souhaitant une belle journée de Jeudi...

    bisous de Véro...

     

    Images de : Arwen Gernak...


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  • et quand on aime on ne compte pas, alors pour finir la semaine, je vous offre une serie de l'artiste

    Babeth Van Den berg...

    en vous souhaitnant une belle jounée et un beau WE... ensoleillé je l'espère comme l'a été la semaine...

    bisous bisous

    et bonne visite...

     


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  • coucou, je vous invite à découvrir, une artiste digital, néerlandaise,

    Babeth Van Den berg...

    en vous souhaitant une belle visite et une belle journée

    bises de véro...

     


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  • Bienvenue dans le monde de

     

    anne Stokes...

     

    en vous souhaitant un bon Lundi...

    bisous de véro...

     


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  • Inspiration Automnale... Bonne journée...

    Inspirations d'Automne, avec quelques poésies... en ce vendredi... le premier de l'automne...

    en vous souhaitant une belle journée... et un très bel automne...

    bises et bonne visite Véro...

     

     

    Il pleure dans mon cœur…

      

    Il pleure dans mon cœur
    Comme il pleut sur la ville;
    Quelle est cette langueur
    Qui pénètre mon cœur ?

    Ô bruit doux de la pluie
    Par terre et sur les toits !
    Pour un cœur qui s'ennuie,
    Ô le chant de la pluie !

    Il pleure sans raison
    Dans ce cœur qui s'écœure.
    Quoi ! nulle trahison ?...
    Ce deuil est sans raison.

    C'est bien la pire peine
    De ne savoir pourquoi
    Sans amour et sans haine
    Mon cœur a tant de peine !…

    Paul Verlaine…

     

      

    Brumes et pluies…

      

    Ô fins d’automne, hivers, printemps trempés de boue,
    Endormeuses saisons ! je vous aime et vous loue
    D’envelopper ainsi mon cœur et mon cerveau
    D’un linceul vaporeux et d’un vague tombeau.

    Dans cette grande plaine où l’autan froid se joue,
    Où par les longues nuits la girouette s’enroue,
    Mon âme mieux qu’au temps du tiède renouveau
    Ouvrira largement ses ailes de corbeau.

    Rien n’est plus doux au cœur plein de choses funèbres,
    Et sur qui dès longtemps descendent les frimas,
    Ô blafardes saisons, reines de nos climats,

    Que l’aspect permanent de vos pâles ténèbres,
    — Si ce n’est, par un soir sans lune, deux à deux,
    D’endormir la douleur sur un lit hasardeux...

     

    Charles Baudelaire… 

     

    La Pluie…

     

    Par les deux fenêtres qui sont en face de moi, les deux fenêtres qui sont à ma gauche, et les deux fenêtres qui sont à ma droite, je vois, j’entends d’une oreille et de l’autre tomber immensément la pluie. Je pense qu’il est un quart d’heure après midi : autour de moi, tout est lumière et eau. Je porte ma plume à l’encrier, et jouissant de la sécurité de mon emprisonnement, intérieur, aquatique, tel qu’un insecte dans le milieu d’une bulle d’air, j’écris ce poème.


    Ce n’est point de la bruine qui tombe, ce n’est point une pluie languissante et douteuse. La nue attrape de près la terre et descend sur elle serré et bourru, d’une attaque puissante et profonde. Qu’il fait frais, grenouilles, à oublier, dans l’épaisseur de l’herbe mouillée, la mare ! Il n’est pas à craindre que la pluie cesse ; cela est copieux, cela est satisfaisant. Altéré, mes frères, à qui cette très merveilleuse rasade ne suffirait pas. La terre a disparu, la maison baigne, les arbres submergés ruissellent, le fleuve lui-même qui termine mon horizon comme une mer paraît noyé. Le temps ne me dure pas, et, tendant l’ouïe, non pas au déclenchement d’aucune heure, je médite le ton innombrable et neutre du psaume.


    Cependant la pluie vers la fin du jour s’interrompt, et tandis que la nue accumulée prépare un plus sombre assaut, telle qu’Iris du sommet du ciel fondait tout droit au cœur des batailles, une noire araignée s’arrête, la tête en bas et suspendue par le derrière au milieu de la fenêtre que j’ai ouverte sur les feuillages et le Nord couleur de brou. Il ne fait plus clair, voici qu’il faut allumer. Je fais aux tempêtes la libation de cette goutte d’encre.



    Paul Claudel...

    Pluie…

    Ce nuage est bien noir : - sur le ciel il se roule,
    Comme sur les galets de la côte une houle.
    L'ouragan l'éperonne, il s'avance à grands pas.
    - A le voir ainsi fait, on dirait, n'est-ce pas ?
    Un beau cheval arabe, à la crinière brune,
    Qui court et fait voler les sables de la dune.
    Je crois qu'il va pleuvoir : - la bise ouvre ses flancs,
    Et par la déchirure il sort des éclairs blancs.
    Rentrons. - Au bord des toits la frêle girouette
    D'une minute à l'autre en grinçant pirouette,
    Le martinet, sentant l'orage, près du sol
    Afin de l'éviter rabat son léger vol ;
    - Des arbres du jardin les cimes tremblent toutes.
    La pluie ! - Oh ! voyez donc comme les larges gouttes
    Glissent de feuille en feuille et passent à travers
    La tonnelle fleurie et les frais arceaux verts !
    Des marches du perron en longues cascatelles,
    Voyez comme l'eau tombe, et de blanches dentelles
    Borde les frontons gris ! - Dans les chemins sablés,
    Les ruisseaux en torrents subitement gonflés
    Avec leurs flots boueux mêlés de coquillages
    Entraînent sans pitié les fleurs et les feuillages ;
    Tout est perdu : - Jasmins aux pétales nacrés,
    Belle-de-nuit fuyant l'astre aux rayons dorés,
    Volubilis chargés de cloches et de vrilles,
    Roses de tous pays et de toutes famines,
    Douces filles de Juin, frais et riant trésor !
    La mouche que l'orage arrête en son essor,
    Le faucheux aux longs pieds et la fourmi se noient
    Dans cet autre océan dont les vagues tournoient.
    - Que faire de soi-même et du temps, quand il pleut
    Comme pour un nouveau déluge, et qu'on ne peut
    Aller voir ses amis et qu'il faut qu'on demeure ?
    Les uns prennent un livre en main afin que l'heure
    Hâte son pas boiteux, et dans l'éternité
    Plonge sans peser trop sur leur oisiveté ;
    Les autres gravement font de la politique,
    Sur l'ouvrage du jour exercent leur critique ;
    Ceux-ci causent entre eux de chiens et de chevaux,
    De femmes à la mode et d'opéras nouveaux ;
    Ceux-là du coin de l'œil se mirent dans la glace,
    Débitent des fadeurs, des bons mots à la glace,
    Ou, du binocle armés, regardent un tableau.
    - Moi, j'écoute le son de l'eau tombant dans l'eau.

    Théophile Gautier…

    La pluie...

    Longue comme des fils sans fin, la longue pluie
    Interminablement, à travers le jour gris,
    Ligne les carreaux verts avec ses longs fils gris,
    Infiniment, la pluie,
    La longue pluie,
    La pluie.

    Elle s'effile ainsi, depuis hier soir,
    Des haillons mous qui pendent,
    Au ciel maussade et noir.
    Elle s'étire, patiente et lente,
    Sur les chemins, depuis hier soir,
    Sur les chemins et les venelles,
    Continuelle.

    Au long des lieues,
    Qui vont des champs vers les banlieues,
    Par les routes interminablement courbées,
    Passent, peinant, suant, fumant,
    En un profil d'enterrement,
    Les attelages, bâches bombées ;
    Dans les ornières régulières
    Parallèles si longuement
    Qu'elles semblent, la nuit, se joindre au firmament,
    L'eau dégoutte, pendant des heures ;
    Et les arbres pleurent et les demeures,
    Mouillés qu'ils sont de longue pluie,
    Tenacement, indéfinie.

    Les rivières, à travers leurs digues pourries,
    Se dégonflent sur les prairies,
    Où flotte au loin du foin noyé ;
    Le vent gifle aulnes et noyers ;
    Sinistrement, dans l'eau jusqu'à mi-corps,
    De grands bœufs noirs beuglent vers les cieux tors ;

    Le soir approche, avec ses ombres,
    Dont les plaines et les taillis s'encombrent,
    Et c'est toujours la pluie
    La longue pluie
    Fine et dense, comme la suie.

    La longue pluie,
    La pluie - et ses fils identiques
    Et ses ongles systématiques
    Tissent le vêtement,
    Maille à maille, de dénuement,
    Pour les maisons et les enclos
    Des villages gris et vieillots :
    Linges et chapelets de loques
    Qui s'effiloquent,
    Au long de bâtons droits ;
    Bleus colombiers collés au toit ;
    Carreaux, avec, sur leur vitre sinistre,
    Un emplâtre de papier bistre ;
    Logis dont les gouttières régulières
    Forment des croix sur des pignons de pierre ;
    Moulins plantés uniformes et mornes,
    Sur leur butte, comme des cornes

    Clochers et chapelles voisines,
    La pluie,
    La longue pluie,
    Pendant l'hiver, les assassine.

    La pluie,
    La longue pluie, avec ses longs fils gris.
    Avec ses cheveux d'eau, avec ses rides,
    La longue pluie
    Des vieux pays,
    Éternelle et torpide !

     

    Emile Verhaeren......  


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  • En ce dernier jour d'été, je vous invite à découvrir une artiste :

    Kely Shmoo...

    http://kelyshmoo5.deviantart.com/gallery/#

    en vous souhaitant une belle jourjnée...

    bonne visite...

    bises de Véro...

     


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  • Bonjour Automnale...

     et oui, l'Automne arrive, il est presque là, il est même deja là chez moi en Bretagne, j'espère qu'il sera agréable, pas trop froid, pas trop de pluies, encore un peu de soleil, et se sera parfait...

     je vous souhaite une très bel Automne...

     

    Couleur d'automne (kdo)

     

    (servez-vous)

     

     

     

    Bises d'Automne, pluvieuses dans ma Bretagne, la météo est de bon ton, aujourd'hui, on a vrai temps d'Automne, froid et gris...

     

    Couleurs d'Automne (kdo)

     

    (servez-vous)

     

      

     

    CAPRICE D’AUTOMNE… 

     

    Au cœur de l’automne généreux, Ce sont des rosés brumeux, Suivies de violacés orageux, Pour finir sur des bleus et jaunes radieux, Dans un ciel encore désireux, De nous éblouir les yeux…       

     

    Au cœur de l’automne ambitieux, C’est la nature qui s’enfuit peu à peu, Sous un vent scabreux, Des fleurs qui se fanent secouées par des pluies ennuyeuses, Ne laissant que très peu de place au soleil malheureux, Fatigué d’un été chaleureux…        

     

    Au cœur de l’automne litigieux, Ce sont les volets qui se ferment aux yeux, Les soirées, les plus pluvieuses, Pour s’ouvrir sur un petit matin plus chanceux, Offrant arc en ciel balbutiant l’aveu, D’une journée belle et délicieuse…       

     

    Au cœur de l’automne audacieux, C’est la fraîcheur d’un vent, chatouillant, Un feuillage encore résistant, pour offrir une ode chantante onéreuse, Ou un vent, s’engouffrant dans les cheveux des promeneurs du dimanche, s’exaltant, heureux, De se bonifier de l’air pure et délicieux…       

     

    Au cœur de l’automne mystérieux, Cèpes, morilles, marrons et châtaignes, respectueux, S’offrent aux mains des connaisseurs fougueux, Qui après une longue journée rêveuse, Cuisinent leurs trésors fabuleux, Pour les savourer, désireux, au coin du feu…       

     

    Au cœur de l’automne courageux, Les caprices du temps sont facétieux, Mais ils déploient une palette de couleurs contagieuses, En installant une ambiance, voluptueuse et chaleureuse, Dans chaque foyer curieux, De découvrir les automnes merveilleux…    

     

     

     

    petite poésie de moi-même...

     

    Cadeau d'automne...

     

    (servez-vous)

     

     

     

    Une petite créa citation, pour toutes les femmes comme moi, qui compte quelques automnes... lol

     

     

     

    avec toute mon amitié.. 

     

    Bonne journée... 

     

    bises Véro...

     

     

     


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  • Coucou, me voici avec ma petite poésie du mois et de moi...

     

    Septembre...

     

      

     

    Septembre sait qu’il faut surprendre

     

    Alors sans plus attendre

     

    Il a commencé par s’offrir la rentrée

     

    Hélas pas forcement pour plaire aux écoliers

     

    Qui les yeux encore charmés par le soleil de l’été

     

    N’arrivent pas à se poser devant leurs cahiers

     

    Heureusement pour les plus grands

     

    Il offre encore quelques jours charmants

     

    Et pour certains

     

    C’est main dans la main

     

    Qu’ils continuent de se promener

     

    Des heures, sur des plages désertées

     

    Et c’est tout simplement que Septembre

     

    Passe en journées tendres

     

    Pour tous ceux qui continuent de rêver

     

    Aux vacances déjà passées

     

    Alors l’automne peut arriver

     

     Avec Octobre pour l’épauler…

     

      

    Couleurs de Septembre,

     

      

      

      

      

      

      

    photos réalisées avec beaucoup de talent... vous trouverez l'auteur ici : http://www.facebook.com/pages/Au-fil-de/112148738797274

     

     

    pour vous souhaiter une belle journée... et un bon

     

    bisous de véro...

      

      


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  • Pour la Fête des mamans ,avec mes loustics, nous vous offrons ce petit article, en vous souhaitant une Bonne Fête des Mères...
     
    Bisous bisous de Véro, bonne journée et bon Week-End...
     
     

    à toutes les mamans du monde...

    voici nos créas, pour toutes les mamans du monde, servez-vous, c'est pour vous...

     

    (petits poèmes trouvés sur le net d'enfants, pour les Mamans, qui le méritent tant)...

     

     

    Merci…

      

    Maman pour te fêter
    Dans ce petit panier
    J'ai mis ces jolies fleurs
    Et je te donne aussi
    Pour te dire MERCI
    Tout l'amour de mon cœur...

      

     

    Le miroir…

      

    Un miroir ne se souvient de rien,
    Ni des regards,
    Ni des sourires…
    Mais ton enfant,
    Chère Maman,
    Se souviendra toujours
    De tes regards,
    De tes sourires,
    De ton amour ! ...
        

     

    Fleurs immortelles…

      

    Devine ce que je cache

    Derrière mon dos ?
    Non, ce n'est pas une tâche, ni un accroc.
    Ce ne sont pas des mains sales, ni un trou ovale.
    Ce sont des fleurs de mai
    Qui ne faneront jamais.
    « Bonne fête maman. » ...

     

     

     

    Ouvre grand la fenêtre…

      

    Ouvre grand la fenêtre Maman
    Ouvre grand
    Chut !
    Écoute le vent
    Qui te porte un poème
    Des milliers de "je t'aime"
    Chut !
    Écoute le vent
    Comme un jour de printemps
    Il t'apporte un baiser
    Celui de ton enfant
    Bonne fête maman ! ...    

     

     

    Chère Maman…

      

    Pour toi j'ai fait ce collier
    Il te plaira j'espère
    Mais je sais que tu préfères
    Un collier bien plus beau
    Un collier bien plus doux
    Mes deux bras autour de ton cou. ..

     

     

     

     

     

    Simplement…

      

    J'ai cherché dans les poèmes
    Comment dire je t'aime
    J'ai trouvé des mots savants
    Bien trop longs pour mes cinq ans
    Alors, j'ai cherché ailleurs
    Et j'ai trouvé dans mon cœur
    Les mots que tu m'as appris
    Quand j'étais encore petit
    Maman, je t'aime, grand comme ça !
    Je le dis avec mes bras. ..

     

     

    Maman…

      

    Faisons que ma main est une fleur
    Maman m'aime un peu,
    Beaucoup,
    Passionnément,
    Pas du tout.
    Méchante fleur,
    Tu mens j'en suis sûre
    Maman m'aime de tout son cœur...    

     

     

    avec tout notre amour nous souhaitons une Joyeuse Fête des mamans, à la plus belle de toute notre Maman, et à toutes les Mamans du monde...

     

    avec de gros bisous et de gros câlins ...

     

    Bonne fête Maman, qu'on aime...


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  • Bon WE de Pâques...

    petite créa pour vous, servez-vous...

     

    Bon Week-end de Pâques à tous et toutes...

    et gros breizhous les z'amis...

     


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  •  

     

     

    Les bizarreries de la nature…

     

     

    Laurent Voulzy
    La Fille D'avril ...

     

     

    C'est une fille d'Avril
    Pauvre de moi
    Une fille difficile
    Elle ne veut pas
    Découvrir d'un fil
    Tout ce qu'elle a
    Ni son cœur, ni son corps
    C'est comme ?a.

    Les filles de Janvier, on le dit
    N'aiment pas garder leurs habits
    Au coin du feu
    Elles se prélassent
    Février Mars
    Voici le joli mois de Mai
    Les manteaux, on les met jamais
    Elles ne gardent presque rien
    Quand vient le soleil de Juin
    Enfin Juillet les déshabille
    Mais elle, c'est une fille...

    D'avril
    Pauvre de moi
    Une fille difficile
    Elle ne veut pas
    Découvrir d'un fil
    Tout ce qu'elle a
    Ni son cœur, ni son corps

    C'est comme ça

    Le soleil n'a plus aucun doute
    Allongée sur le sable d'Aout
    En septembre un autre rêve
    Le vent se lève
    Elles aiment le vent les filles d'Octobre
    C'est de l'air qui vient sous les robes
    En Novembre il fait plus froid
    Serre moi fort dans tes bras
    Et passons Noël enlacés
    Mais elle...

    C'est une fille d'avril
    Pauvre de moi
    Une fille difficile
    Elle ne veut pas
    Découvrir d'un fil
    Tout ce qu'elle a
    Ni son cœur, ni son corps
    C'est une fille d'Avril

    Pauvre de moi
    Une fille difficile
    Elle ne veut pas
    Découvrir d'un fil
    Tout ce qu'elle a
    Ni son cœur,
    Ni son corps

    C'est une fille,
    Une fille d'Avril.

    Elle ne veut pas
    Ni son cœur
    Ni son corps
    C'est comme ça
    Talala ouh....

     

    MARS…

    Mars prend place

    Avec lui l’hiver s’efface

    Et c’est tout tremblant

    Que le printemps apparaît gentiment

    Et pour un meilleur accueil, la flore

    Reprend ses couleurs et réchauffe les cœurs

    Pour notre plus grand bonheur

    Et c’est en Mars que St-Patrick

    Fait de ce mois unique

    Une des journées les plus magiques

    Où la bière et la musique

    Enivrent la terre, l’Irlande dans l’âme

    Après fête et vacarme

    C’est dans le calme que défilent

    Les jours d’Avril…

     

     

     

     

     

    AVRIL…

    En Avril, ce n’est pas difficile

    On dit qu’il ne faut pas se découvrir d’un fil

    Alors le temps défile

    Tantôt fraîches, tantôt chaudes, les journées

    D’Avril vont se dévoiler

    Au gré du temps difficile

    Avril n’est pas tranquille

    Il est le trait d’union

    De deux saisons

    Il faut qu’il se fasse une raison

    Pour Avril il n’y a qu’une solution

    Nous amener jusqu’à Mai

    Pour faire ce qu’il nous plaît…

     

     

    les petits poèmes sont de moi...

     

    bonne journée, et bises à tous et toutes...


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  • Pour vous souhaiter un bon vendredi... j'ai choisi la passion...

     

    avec des citations , poèmes et petite créa,

     

    bonne journée passionnée et bonne visite...

     

    bisous les z'amis...

     

    Une conquête...

     

    Un jeune homme marchait le long du boulevard
    Et sans songer à rien, il allait seul et vite,
    N’effleurant même pas de son vague regard
    Ces filles dont le rire en passant vous invite.

    Mais un parfum si doux le frappa tout à coup
    Qu’il releva les yeux. Une femme divine
    Passait. A parler franc, il ne vit que son cou ;
    Il était souple et rond sur une taille fine.

    Il la suivit - pourquoi ? - Pour rien ; ainsi qu’on suit
    Un joli pied cambré qui trottine et qui fuit,
    Un bout de jupon blanc qui passe et se trémousse.
    On suit ; c’est un instinct d’amour qui nous y pousse.

    Il cherchait son histoire en regardant ses bas.
    Élégante ? Beaucoup le sont. - La destinée
    L’avait-elle fait naître en haut ou bien en bas ?
    Pauvre mais déshonnête, ou sage et fortunée ?

    Mais, comme elle entendait un pas suivre le sien,
    Elle se retourna. C’était une merveille.
    Il sentit en son coeur naître comme un lien
    Et voulut lui parler, sachant bien que l’oreille

    Est le chemin de l’âme. Ils furent séparés
    Par un attroupement au détour d’une rue.
    Lorsqu’il eut bien maudit les badauds désoeuvrés
    Et qu’il chercha sa dame, elle était disparue.

    Il ressentit d’abord un véritable ennui,
    Puis, comme une âme en peine, erra de place en place,
    Se rafraîchit le front aux fontaines Wallace,
    Et rentra se coucher fort avant dans la nuit.

    Vous direz qu’il avait l’âme trop ingénue ;
    Si l’on ne rêvait point, que ferait-on souvent ?
    Mais n’est-il pas charmant, lorsque gémit le vent,
    De rêver, près du feu, d’une belle inconnue ?

    De ce moment si court, huit jours il fut heureux.
    Autour de lui dansait l’essaim brillant des songes
    Qui sans cesse éveillait en son coeur amoureux
    Les pensers les plus doux et les plus doux mensonges.

    Ses rêves étaient sots à dormir tout debout ;
    Il bâtissait sans fin de grandes aventures.
    Lorsque l’âme est naïve et qu’un sang jeune bout,
    Notre espoir se nourrit aux folles impostures.

    Il la suivait alors aux pays étrangers ;
    Ensemble ils visitaient les plaines de l’Hellade
    Et comme un chevalier d’une ancienne ballade
    Il l’arrachait toujours à d’étranges dangers.

    Parfois au flanc des monts, au bord d’un précipice,
    Ils allaient échangeant de doux propos d’amour ;
    Souvent même il savait saisir l’instant propice
    Pour ravir un baiser qu’on lui rendait toujours.

    Puis, les mains dans les mains, et penchés aux portières
    D’une chaise de poste emportée au galop,
    Ils restaient là songeurs durant des nuits entières,
    Car la lune brillait et se mirait dans l’eau.

    Tantôt il la voyait, rêveuse châtelaine,
    Aux balustres sculptés des gothiques balcons ;
    Tantôt folle et légère et suivant par la plaine
    Le lévrier rapide ou le vol des faucons.

    Page, il avait l’esprit de se faire aimer d’elle ;
    La dame au vieux baron était vite infidèle.
    Il la suivait partout, et dans les grands bois sourds
    Avec sa châtelaine il s’égarait toujours.

    Pendant huit jours entiers il rêva de la sorte,
    A ses meilleurs amis il défendait sa porte ;
    Ne recevait personne, et quelquefois, le soir,
    Sur un vieux banc désert, seul, il allait s’asseoir.

    Un matin, il était encore de bonne heure,
    Il s’éveillait, bâillant et se frottant les yeux ;
    Une troupe d’amis envahit sa demeure
    Parlant tous à la fois, avec des cris joyeux.

    Le plan du jour était d’aller à la campagne,
    D’essayer un canot et d’errer dans les bois,
    De scandaliser fort les honnêtes bourgeois,
    Et de dîner sur l’herbe avec glace et champagne.

    Il répondit d’abord, plein d’un parfait dédain,
    Que leur fête pour lui n’était guère attrayante ;
    Mais quand il vit partir la cohorte bruyante,
    Et qu’il se trouva seul, il réfléchit soudain

    Qu’on est bien pour songer sur les berges fleuries,.
    Et que l’eau qui s’écoule et fuit en murmurant
    Soulève mollement les tristes rêveries
    Comme des rameaux morts qu’emporte le courant ;

    Et que c’est une ivresse entraînante et profonde
    De courir au hasard et boire à pleins poumons
    Le grand air libre et pur qui va des prés aux monts,
    L’âpre senteur des foins et la fraîcheur de l’onde ;

    Que la rive murmure et fait un bruit charmant,
    Qu’aux chansons des rameurs les peines sont bercées,
    Et que l’esprit s’égare et flotte doucement,
    Comme au courant du fleuve, au courant des pensées.

    Alors il appela son groom, sauta du lit,
    S’habilla, déjeuna, se rendit à la gare,
    Partit tranquillement en fumant un cigare,
    Et retrouva bientôt tout son monde à Marly.

    Des larmes de la nuit la plaine était humide ;
    Une brume légère au loin flottait encor ;
    Les gais oiseaux chantaient ; et le beau soleil d’or
    Jetait mainte étincelle à l’eau fraîche et limpide.

    Lorsque la sève monte et que le bois verdit,
    Que de tous les côtés la grande vie éclate,
    Quand au soleil levant tout chante et resplendit,
    Le corps est plein de joie et l’âme se dilate.

    Il est vrai qu’il avait noblement déjeuné,
    Quelques vapeurs de vin lui montaient à la tête ;
    L’air des champs pour finir lui mit le coeur en fête,
    Quand au courant du fleuve il se vit entraîné.

    Le canot lentement allait à la dérive ;
    Un vent léger faisait murmurer les roseaux,
    Peuple frêle et chantant qui grandit sur la rive
    Et qui puise son âme au sein calme des eaux.

    Vint le tour des rameurs, et, suivant la coutume,
    Leur chant rythmé frappa l’écho des environs ;
    Et, conduits par la voix, dans l’eau blanche d’écume
    De moment en moment tombaient les avirons.

    Enfin, comme on songeait à gagner la cuisine,
    D’autres canots soudain passèrent auprès d’eux ;
    Un rire aigu partit d’une barque voisine
    Et s’en vint droit au coeur frapper mon amoureux.

    Elle ! dans une barque ! Étendue à l’arrière,
    Elle tenait la barre et passait en chantant !
    Il resta consterné, pâle et le coeur battant,
    Pendant que sa Beauté fuyait sur la rivière.

    Il était triste encore à l’heure du dîner !
    On s’arrêta devant une petite auberge,
    Dans un jardin charmant par des vignes borné,
    Ombragé de tilleuls, et qui longeait la berge.

    Mais d’autres canotiers étaient déjà venus`
    Ils lançaient des jurons d’une voix formidable,
    Et, faisant un grand bruit, ils préparaient la table
    Qu’ils soulevaient parfois de leurs bras forts et nus.

    Elle était avec eux et buvait une absinthe !
    Il demeura muet. La drôlesse sourit,
    L’appela. - Lui restait stupide. - Elle reprit :
    “Çà, tu me prenais donc, nigaud, pour une Sainte ?”

    Or il s’approcha d’elle en tremblant ; il dîna
    A ses côtés, et même au dessert s’étonna
    De l’avoir pu rêver d’une haute famille,
    Car elle était charmante, et gaie, et bonne fille.

    Elle disait : “Mon singe”, et “mon rat”, et “mon chat”,
    Lui donnait à manger au bout de sa fourchette.
    Ils partirent, le soir, tous les deux en cachette,
    Et l’on ne sut jamais dans quel lit il coucha !

    Poète au coeur naïf il cherchait une perle ;
    Trouvant un bijou faux, il le prit et fit bien.
    J’approuve le bon sens de cet adage ancien :
    “Quand on n’a pas de grive, il faut manger un merle.”

    Guy de Maupassant, Des vers...

     

    Les passions sont toutes bonnes de leur nature, et nous n’avons rien à éviter que leurs mauvais usages ou leur excès…

    Il y a deux sortes de passions, les passions que nous avons, et les passions qui nous ont. On triomphe quelquefois des premières…

     

    Le grand malheur des passions n’est pas dans le tourment qu’elles causent, mais dans les fautes quelles font commettre. Les passions font vivre l’homme, la sagesse le fait seulement durer…

    Le propre des passionnés est de ne pas croire un seul mot de ce que l’on écrit sur les passions…

    On a plus perdu quand on perdu sa passion, que quand on s’est perdu dans sa passion…

    L’homme le plus simple qui a de la passion persuade mieux que le plus éloquent qui n’en a point…

    Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire…

     

     

     


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  • coeur de nuage...


     

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  • petite pause vacances...

    bisous bisous et à bientôt...


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  •  

    RONDES…

    On raconte tout un tas de ramassis de ragots sur les régimes, et la beauté, et certaines font tout un ram dam, tout un remue-ménage pour leurs petits kilos de trop… Alors elles ne reculent devant rien, à en perdre le rire, et entament des régimes à en perdre même leur cervelle… Elles réduisent, elles rectifient, elles réorganisent chaque repas… Elles se revitalisent, se revigorent, se rafraîchissent de crèmes raffermissant, peu rationnelles, elles vont jusqu’à rattraper leurs rides par des rayons, raccommodent leurs peaux ramollies par des opérations chirurgicales, refont fesses, seins, et visages pour se restaurer, afin de rester au top du top pour recueillir resplendissement et se faire remarquer par la gente masculine… Sans répit, dans un rituel ridicule, elles rythment leurs vies et la vie des autres, de régimes en régimes, pour soit disant rentrer dans le moule, si bien qu’elles finissent par toutes se ressembler…

     

     

    Pourtant qui a-t-il de mieux, qu’une ripailleuse, qu’une rigolarde, qu’une rieuse, adorant faire la ribouldingue, en se rinçant le gosier de rhum, se régalant de rillettes, ne reculant devant rien, pour rires, et ragaillardir les hommes… Qui a-t-il de mieux, qu’une ronde aux raccords racoleurs, qui comme une radeuse racole les hommes avec du ragoût et du bagout, pour les rapicoler dans des railleries, où une radieuse ronde, raffolant du raffut, qui jamais avare de risettes, rameute les hommes pour les rassasier de baisers et de ratafia… Qui a-t-il de mieux qu’une ravigotante ravissante ronde, qui aime à ravager les cœurs des hommes et qui comme un raz de marée, vous remuera, et ne vous laissera pas indifférent, après avoir raviver vos vies… Qui a-t-il de mieux qu’une ronde qui comme une récidiviste, rechargera, réchauffera sans jamais rechigner vos batteries, messieurs, parce que une ronde raffole de la chair, elle raffolera de la votre, et vous réconfortera, vous roulera dans ses bras, et vous recouvrira de régals, de rires et de reliefs… 



    Mais peut-être, messieurs, que vous préférez toutes ces rasantes, ces raseuses, rachitiques, qui comme la rengaine, vous fera remâcher que de la ragougnasse, une rachitique aigrie qui se révélera ridicule devant une belle ronde plus amoureuse de la vie et de ses plaisirs, que de son corps, et de ces foutus régimes…

     

     

    Alors moralité :

    La laideur n’est pas dans la rondeur, mais si vous pensez cela, alors sachez que si une laide se fait aimer, ce ne peut être qu’éperdument…

     



    Alors mesdames, souriez afin que plus tard, vos rides soient bien placés et oubliez les régimes et autres ravalement, car femme maigre, femme aigre, et puis le rire et les rondeurs sont de bien meilleurs accroche-cœurs…

     


     

    Et vous messieurs, sachez que la plus belle des femmes ne peut donner que ce qu’elle a, et enfin la beauté d’une femme n’enrichit pas l’homme

     

     

     

     

     

     

     

    bon Dimanche... et bonne visite...

     

    le texte est de moi, une ronde...

     

    bisous...


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  • Bon Dimanche...

    petite créa cadeau pour vous...

     

    Bon Dimanche ...


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  • Pause WE... Bisous...

    Bon WE... les z'amis...


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  • Bonne Année...

    petite créa pour vous, servez-vous...

      

    j'espère que vous avez passé un bon Noël, d'ici quelques jours l'année 2010, sera fini, j'espère  qu'elle se termine dans la joie et la bonne humeur pour tous... 

     

    bonne fin de journée les z'amis...

    bisous de véro...


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  • créa-cadeau pour vous

    avec toute mon Amitié et en vous souhaitant un Joyeux-Noël...

     

    gros breizhous de Véro...


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  • cadeau à mes z'amis du net...

    avec des bisous

    mon amitié

    et

    Joyeuses Fêtes à tous et toutes...


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